La ‘Blinkenlights arcade’ fait planer l’ombre du CCC sur la BNF.
Nostalgie de mes années demoscene sans doute, voir un bête cube 3D qui tourne me fait toujours de l’effet… Alors quand en plus ça se passe à Paris, je me dis qu’il est vraiment dommage d’avoir loupé le show. Fort heureusement, quelques vidéos ont été faites à l’époque pour témoigner de la beauté du spectacle !
J’avais déjà vu des éclairages de buildings utilisés pour créer des écrans géants. Mais jamais au par avant avec gestion de l’intensité lumineuse sur 8 niveaux (Dimming), faisant de chaque fenêtres un pixel. Je me suis demandé en voyant la vidéo postée par Froggy sur son mur facebook, quel matériel avait été utilisé pour le pilotage de la matrice. 20 étages (sur les 22 du bâtiment) de 26 fenêtres. Soit un total de 520 pixels pour une surface de 3370m². Je m’étais déjà posé la question concernant les dernières générations de téléviseurs LED Dimming, pour lesquels on est passé de 96 zones (Samsung LE-52F96BDX) à 512 (Toshiba 55ZL1U) en à peine plus de 3 ans. Si quelqu’un à de l’info sur le sujet, je suis client.
Puis en cherchant un peu, j’ai fini par tomber sur le site de l’évènementiel Blinkenlights Arcade 2002 organisé par le CCC (Chaos Computer Club). J’ai bien ri en voyant la débauche hallucinante de matériel nécessaire. Je n’ose même pas imaginer la consommation électrique de l’ensemble. Et j’ai bien vite compris pourquoi il ne pouvait s’agir que d’art éphémère. Mais ce qui m’a vraiment amusé c’est de voir que j’étais complètement à coté de la plaque car ma réflexion n’avait tout simplement pas considéré l’échelle de grandeur… :)
En effet, en temps qu’électronicien, je pense immédiatement à un éclairage LED basse tension, Bus I2C, Microchip PIC, contrôleurs I/O 74HC595 et autres Arduino ou AtMega128 pour piloter des STP16C596. Alors que pour de l’art gigantesque, on utilise du courant domestique, voir haute tension, et on raisonne en Kilomètres de câbles, en réseau fibre avec un laptop pour gérer chaque étage. Alors, plantage sur toute la ligne ? Pas tout à fait…
Plutôt que de s’échiner à concevoir un seul gros contrôleur I/O central dimensionné pour 520 ports, les concepteurs du projet ont eu l’idée de scinder l’image en lignes de 26 pixels (soit une ligne par étage), nécessitant peut être une électronique plus simple pour la partie domotique, encore que… L’intérêt était surtout d’utiliser le réseau fibre interne du bâtiment pour limiter le câblage inter-étages. Bien qu’ultra onéreuse, cette architecture est vraiment bien vu ! Mais en multipliant les nœuds d’interconnexion, on multiplie également les sources de pannes et de bugs divers. Le 5ème étage leur a d’ailleurs donné pas mal de « fil à retordre » semble t-il. ;p
Espérons qu’ils auront l’idée de remplacer les ampoules halogènes par de LED RVB à haut rendement pour leur prochain show, afin de passer du mode monochrome 8 niveaux de jaunes au mode 32 Bit couleur…
[Source : Marc Plantureux]
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par e-dredon le 9 mai 2011 à 3 h 15 min, et placée dans Geekeries. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |
